Les ruines de l’aile gauche du Palais social (image)

Les ruines de l’aile gauche du Palais social, incendiée en 1914. Photographie anonyme, 1919. Collection Familistère de Guise (inv. n° 1976-1-401).

Les ruines de l’aile gauche du Palais social (image)

Les ruines de l’aile gauche du Palais social, incendiée en 1914. Photographie anonyme, 1919 (détail). Collection Familistère de Guise (inv. n° 1976-1-401).

Les ruines de l’aile gauche du Palais social (image)

Les ruines de l’aile gauche du Palais social, incendiée en 1914. Photographie anonyme, 1919. Collection Familistère de Guise (inv. n° 1976-1-397).

Les ruines de l’aile gauche du Palais social (image)

Les ruines de l’aile gauche du Palais social, incendiée en 1914. Photographie anonyme, 1919. Collection Familistère de Guise (inv. n° 1976-1-396).

Les ruines de l’aile gauche du Palais social

Les ruines de l’aile gauche du Palais social, incendiée en 1914.
Photographie anonyme, 1919.
Epreuve au gélatinochlorure d’argent (aristotype).
H. 18 x L. 13,5 cm.
Familistère de Guise (inv. n° 1976-1-401).

Au début de la Première Guerre mondiale, le 28 août 1914, les troupes allemandes provoquent l’incendie de l’aile gauche du Palais social. La totalité des charpentes et des planchers en bois brûlent et s’effondrent. Il ne reste de l’édifice que ses façades. Après 1918, en enregistrant les ravages de la guerre dans les régions dévastées, les photographes satisfont une réelle fascination du public pour ces immenses ruines contemporaines. Ici, l’opérateur choisit de mette en scène la contemplation même des ruines. Dans la cour de l’aile gauche calcinée, parmi les décombres, un homme, seul, observe les impressionnants vestiges. On remarque une plaque, scellée dans un pan de mur en face de l’homme : c’est l’une des plaques de baptême du Familistère en 1859 (aujourd’hui dans le pavillon central). Il est possible que le photographe l’ait volontairement comprise dans son cadre. Cette vue d’une ruine moderne a, comme la représentation d’une ruine antique, le sens d’une méditation sur la fragilité des destinées des civilisations. Une photographie de la même série, qui montre un homme pensif assis au premier plan, confirme cette interprétation.