L’épicerie du Familistère

L’épicerie du Familistère. Photographie anonyme, 1901. Collection Familistère de Guise.

Carnet de consommation de l’économat du Familistère

Carnet de consommation de l’économat du Familistère. Imprimé et manuscrit, 1914. Collection Familistère de Guise.

La mercerie du Familistère

La mercerie du Familistère. Photographie anonyme, 1901. Collection Familistère de Guise.

L'épicerie du Familistère

Le dépôt de pain dans l’épicerie, au rez-de-chaussée du pavillon central du Palais social.
Photographie anonyme, 1901.
Épreuve au gélatinochlorure d'argent (aristotype).
H. 13 x L. 18 cm.
Familistère de Guise (inv. 2016-7-1).

Au rez-de-chaussée du pavillon central, de part et d’autre de l’entrée principale, se trouvaient deux magasins : un magasin d’habillement, de quincaillerie et de mercerie, et une épicerie. Ils complètent les services et commerces d’alimentation situés dans les économats (boucherie, charcuterie, fruits et légumes, boulangerie, laiterie, restaurant, traiteur, buvette). Sur les rayonnages de l’épicerie, les habitants du Palais social trouvaient : des articles de ménage, de la bière, du vin et des spiritueux, du café, de l’huile, du pain, du sel, du poivre, du sucre et des conserves. En 1887, une boulangerie est aménagée dans les économats. Elle produisait le pain, principalement des couronnes, que la population achetait à l’épicerie.

Les magasins du Familistère sont pratiques et vertueux : ce sont des commerces de très grande proximité ; ils fournissent à bon marché des produits utiles et de bonne qualité. Ils constituent, aux yeux de Godin, des équivalents de la richesse. Les magasins du Familistère fonctionnent dès l’origine selon un régime coopératif. Ils font partie des activités commerciales de l’Association coopérative du capital et du travail quand celle-ci est fondée en 1880. Les employés des commerces, en général des habitants du Familistère, sont membres de l’Association. En 1881, sont créés des carnets de consommation, sur lesquels sont portées les sommes créditées à la caisse de l’économe, ainsi que les dépenses effectuées dans les magasins du Palais social. Jusque 1881, les bénéfices des magasins sont investis dans les institutions éducatives et sociales du Familistère. Par la suite, les bénéfices sont en partie distribués aux acheteurs, au prorata des dépenses effectuées par le moyen des carnets.