La classe de Madame Lobjeois à l'école du Familistère de Guise

La classe de Madame Lobjeois à l'école du Familistère de Guise. Photographie anonyme, 1899. Collection Familistère de Guise.

Table-banc des écoles du Familistère, à l’usage des enfants de 4 à 6 ans

Table-banc des écoles du Familistère, à l’usage des enfants de 4 à 6 ans. Bois, après 1873. Collection Familistère de Guise.

Tableau mobile des écoles du Familistère

Tableau mobile des écoles du Familistère. Bois, deuxième moitié du XIXe siècle. Collection Familistère de Guise.

Matériel d’apprentissage de l’arithmétique dans une salle d’exposition du pavill

Matériel d’apprentissage de l’arithmétique dans une salle d’exposition du pavillon central. Photographie Georges Fessy, 2010.

À l'école du Familistère

Une leçon d’arithmétique dans la classe de Madame Lobjeois à l'école du Familistère de Guise (3e classe maternelle, enfants de 5 à 6 ans).
Photographie anonyme, 1899.
Épreuve au gélatinochlorure d'argent (aristotype).
H. 10,2 x L. 14,5 cm.
Familistère de Guise (inv. 1976-1-81).

L’organisation de l’enseignement, les dispositions matérielles des classes et le matériel pédagogique des écoles du Familistère sont adaptés à chaque classe d’âge. Les écoles accueillent uniquement les enfants des habitants du Palais social. Leur scolarisation jusqu’à l’âge de 13 ans dans les écoles du Familistère est une obligation morale avant d’être une obligation statutaire. L’enseignement est gratuit. Dès l’origine, les classes sont mixtes. Filles et garçons d’une même classe d’âge suivent les mêmes leçons.

Les salles de classe sont vastes et abondamment éclairées. Les tables-bancs de deux places sont disposées en rangées largement espacées pour faciliter la circulation des élèves et des instituteurs. Le mobilier, ergonomique, est dessiné par le fondateur du Familistère en fonction de la taille moyenne des enfants d’une même classe d’âge. Le matériel pédagogique disposé sur les murs de la classe est abondant : figures géométriques, planches zoologiques, images édifiantes ou décoratives, devises (« L’instruction est un trésor »). Il est vraisemblable que l’usage de ce matériel ait été inspiré par la créatrice de l’école maternelle moderne, la fouriériste Marie Pape-Carpantier avec laquelle Godin et Marie Moret sont en relation. L’exercice de calcul arithmétique, que l’institutrice a inscrit sur le  tableau mobile, suit une méthode mise au point par la compagne de Godin. Elle repose sur la manipulation de bâtonnets en bois, qui représentent des unités qu’on peut réunir en fagots pour former les dizaines. Les élèves s’appliquent à reproduire l’opération sur leur table à l’aide des bâtonnets contenus dans la petite boîte placée devant eux. L’éducation des plus petits enfants est d’autant plus efficace qu’elle est attrayante : à l’issue de la séance de calcul, les mêmes bâtonnets servent à réaliser des figures décoratives.