La vue montre l'intérieur de la buanderie du Familistère.

La buanderie-du Familistère. Photographie anonyme, 1899. Collection Familistère de Guise (inv. n° 1976-1-539). Crédit photographique : Familistère de Guise, 2018.

Verso de la photographie montrant l'intérieur de la buanderie du Familistère.

La buanderie-du Familistère (verso). Photographie anonyme, 1899. Collection Familistère de Guise (inv. n° 1976-1-539). Crédit photographique : Familistère de Guise, 2018.

La buanderie du Familistère

Photographe :

anonyme

Lieu :

Guise

Date : 1899
Technique : épreuve photographique sur papier au gélatino-chlorure d'argent (aristotype)
Mesures : H. 12 x 17 cm
Domaine :

photographie

Acquisition : fonds ancien du musée municipal de Guise, transféré en 2006.
Inventaire n° : 1976-1- 539
Notice :

La photographie est vraisemblablement exécutée en fin d’après-midi. La porte de la buanderie, qui se trouve du côté de la rivière, à l’ouest, est ouverte et laisse la lumière du soleil pénétrer profondément dans la salle. Le photographe a installé sa chambre sur le palier de l’escalier qui monte à l’étage.

L’image est reproduite dans le Familistère illustré..., une brochure éditée en 1900, où elle est ainsi décrite : « Quand à la buanderie, elle consiste, ainsi qu’on peut s’en rendre compte par la fig. 30, en une vaste salle bien éclairée et bien aérée. Chaque laveuse y dispose de deux baquets en bois et de robinets procurant eau chaude et eau froide en abondance. La porte que nous voyons à gauche donne accès dans une salle contiguë où de grands bassins servent au rinçage du linge. Un séchoir couvert occupe tout le dessus de la buanderie ; s’il fait beau, le linge peut être exposé en plein air sur un étendoir d’une superficie de 1 200 m². De toutes façons, les ménagères sont dispensées de laver à domicile, ainsi que le font trop souvent, au détriment de l’hygiène domestique, les ouvrières des grandes villes. » (p. 48-49)

L’atelier de lessive est, en effet, une halle très haute de plafond. Deux files de poteaux en fonte de fer supportent des poutrelles métalliques sur lesquelles prennent appui les voûtains en briques du plafond. Le haut des murs latéraux est percé d’un rang de fenêtres à châssis basculant, qu’on peut ouvrir depuis le bas. Le sol en ciment est bombé dans sa partie centrale et creusé de rigoles par où s’écoulent les eaux sales. La grande cuve sur la gauche, installée sur un foyer enterré, sert à bouillir le linge. Les baquets des ménagères sont, à l’origine, alimentés par les eaux chaudes industrielles, acheminées dans des conduites souterraines depuis l’usine.

La photographie est datée de 1899 dans le catalogue manuscrit du musée de la Société du Familistère, fondé après 1918.

Sources et bibliographie :
Guise, archives du Familistère de Guise : catalogue manuscrit du musée de la Société du Familistère de Guise, sans date, fol. 156, n° 5304.
[Dallet (Émilie), Fabre (Auguste), Prudhommeaux (Jules)], Le Familistère illustré. Résultat de vingt ans d’association. 1880-1900, Paris, Guillaumin & Cie, [1900], p. 48-49.
L’album du Familistère, Guise, Les Éditions du Familistère, 2017, p. 294-303.

Mots-clés : femme ; buanderie du Familistère ; intérieur ; lessive
Œuvres en rapport :

Femmes devant les étendoirs de la buanderie du Familistère de Guise, au bord de l’Oise

Notice mise en ligne le 19/07/2018. Notice modifiée le 07/11/2018.