La photographie montre la cour du pavillon central envahie par des enfants.

Rassemblement des écoliers du Familistère dans la cour du pavillon central. Photographie anonyme, 1890. Collection Familistère de Guise (inv. n° 1976-1-78). Crédit photographique : Familistère de Guise, 2018.

Sur ce détail, on voit des enfants très joliment habillés.
Rassemblement des écoliers du Familistère dans la cour du pavillon central (détail). Photographie anonyme, 1890. Collection Familistère de Guise (inv. n° 1976-1-78). Crédit photographique : Familistère de Guise, 2018.
Verso de la photographie montrant les écoliers dans la cour du pavillon central.
Rassemblement des écoliers du Familistère dans la cour du pavillon central (verso). Photographie anonyme, 1890. Collection Familistère de Guise (inv. n° 1976-1-78). Crédit photographique : Familistère de Guise, 2018.

Rassemblement des écoliers du Familistère dans la cour du pavillon central

Photographe :

anonyme

Lieu :

Guise

Date : 1890
Technique : épreuve photographique sur papier au gélatino-chlorure d'argent (aristotype)
Mesures : H. 12 x 16,8 cm
Domaine :

photographie

Acquisition : fonds ancien du musée municipal de Guise, transféré en 2006.
Inventaire n° : 1976-1-78
Notice :

Chaque matin et chaque après-midi, les enfants des familles qui résidaient au Familistère – ceux en âge d’aller à l’école – se rassemblaient dans la cour du pavillon central. Les parents ne les accompagnaient pas et se contentaient d’observer le spectacle depuis les étages. Les écoliers étaient pris en charge dans l’habitation elle-même par le personnel enseignant, qui les conduisaient en bon ordre de l’autre côté de la place, dans les écoles du palais.

La photographie illustre parfaitement la pensée de Jean-Baptiste André Godin sur les vertus de l’habitation unitaire : « S’il n’en coûte pas aux familles ouvrières, habitant les petites maisons isolées, de laisser courir leurs enfants dans la rue nu-pieds, en chemise, sales, couverts de boue, de haillons et de guenilles ; ces mêmes familles, arrivant pauvres et misérables au Familistère, sentent, après quelques jours de contact avec la population, la nécessité d’un changement d’habitudes et d’état. Le rouge leur monte au front quand il faut envoyer leurs pauvres enfants à l’école, dans leur état de dénuement, au milieu des trois cents élèves du Familistère réunis, à chaque rentrée en classe, dans les cours du Palais ; les parents voient alors combien leur petite famille fait tache parmi cette population enfantine vêtue convenablement, bien débarbouillée et proprette : aussi s’efforcent-ils bien vite de cacher cette misère. » (Solutions sociales, 2010 [1871], p. 495).

La photographie est datée de 1890 dans le catalogue du musée de la Société du Familistère.

Sources et bibliographie :
Guise, archives du Familistère de Guise : catalogue manuscrit du musée de la Société du Familistère de Guise, sans date, fol. 160, n° 5436.
Godin (Jean-Baptiste André), Solutions sociales, Guise, Les Éditions du Familistère, 2010 (réédition de l’ouvrage paru en 1871), p. 495.

Mots-clés : enfant ; pavillon central du Palais social ; cour

Notice mise en ligne le 27/09/2018. Notice modifiée le 31/10/2018.