La photographie montre le mausolée de Godin de face.

Le mausolée de Jean-Baptiste André Godin. Photographie anonyme, 1889. Collection Familistère de Guise (inv. n° 1976-1-330.2). Crédit photographique : Familistère de Guise, 2018.

La photographie montre le mausolée de Godin de face

Le mausolée de Jean-Baptiste André Godin. Photographie anonyme, 1889. Collection Familistère de Guise (inv. n° 1976-1-330.2). Crédit photographique : Familistère de Guise, 2018.

Détail de la photographie du mausolée de Godin.

Le mausolée de Jean-Baptiste André Godin (détail). Photographie anonyme, 1889. Collection Familistère de Guise (inv. n° 1976-1-330.2). Crédit photographique : Familistère de Guise, 2018.

Verso du carton de montage de la photographie du mausolée de Godin.

Le mausolée de Jean-Baptiste André Godin (verso du carton de montage). Photographie anonyme, 1889. Collection Familistère de Guise (inv. n° 1976-1-330.2). Crédit photographique : Familistère de Guise, 2018.

Le mausolée de Jean-Baptiste André Godin

Photographe :

anonyme

Lieu :

Guise

Date : 1889
Technique : carton ; épreuve photographique sur papier albuminé
Mesures : H. 33,9 x 25,2 cm
Domaine :

photographie

Acquisition : fonds ancien du musée municipal de Guise, transféré en 2006.
Inventaire n° : 1976-1-330.2
Notice :

Jean-Baptiste André Godin meurt au Familistère le 15 janvier 1888. Il est inhumé selon sa volonté sous une plate-tombe dans le jardin d’agrément. Le 29 avril 1888, sous la gérance de Marie Moret veuve Godin, l’Association coopérative du capital et du travail décide d'ériger un monument funéraire sur la tombe du fondateur et une statue à son effigie sur la place du Familistère. La réalisation des deux monuments est confiée aux statuaires Tony-Noël et Amédée Doublemard. L’inauguration du mausolée et de la statue a lieu en présence d’une grande foule, le 2 juin 1889, le jour de la fête du Travail du Familistère, reportée d’un mois pour l’occasion.

La photographie du mausolée est réalisée peu de temps après son achèvement. Elle est datée de 1889 dans le catalogue du musée de la Société du Familistère de Guise.

Le journal du Familistère, Le Devoir, donne une description du monument funéraire au moment de son inauguration : « Le mausolée de J. Bte André Godin se trouve à l’extrémité du jardin de l’association […] Sur la hauteur d’où l’on découvre une forte partie des palais d’habitation à demi-cachés dans la verdure et entourés par la rivière l’Oise, se dresse le mausolée ; il fait face à l’Orient ; c’est J. Bte André Godin lui-même qui lui a donné cette direction en faisant creuser le caveau où il voulait qu’on déposât ses restes mortels. On arrive au mausolée par des allées de gazon bordées d’arbres fruitiers et de fleurs, et lorsque au printemps tous ces arbres fruitiers sont blancs de promesses, on ne peut que se sentir profondément remué par le souvenir de celui qui a créé toutes ces choses, constamment occupé qu’il était d’unir l’utile à l’agréable et de servir en tout le bien, le développement, le progrès de la vie générale à la surface de la terre. Comme le piédestal de la statue [de la place], le mausolée est en pierre de Soignies. Il est orné de figures de bronze, et couvert d’inscriptions en lettres dorées. Il mesure 8,80 m de hauteur. Il se développe latéralement pour recevoir les figures de bronze ; il se termine par une aiguille. La masse est d’un bel effet et les détails sont très satisfaisants. Nous avons dit que le mausolée regardait l’Est. Sur cette face, ce qui arrête tout d’abord le regard, c’est le buste de M. Godin, reproduction de celui fait d’après l’original même par le statuaire Tony Noël […] Au-dessus du buste et se détachant sur la colonne de pierre est une figure de l’immortalité qui de la main droite écarte de la tête son linceul et de la gauche élève un flambeau. De chaque côté du mausolée sont de colossales figures de bronze. Sur le côté du midi c’est un ouvrier, assis, revêtu du tablier de cuir et ayant près de lui des châssis de mouleur, pinces, levier, marteau, enclume. L’homme est d’un très beau type ; il se tourne vers le buste de J. Bte André Godin avec une admirable expression de fierté reconnaissante. Sur le côté opposé du mausolée, celui du Nord, est une jeune mère tenant sur ses genoux son petit enfant à qui elle indique du doigt le buste d’André Godin. L’enfant sourit et tend ses petits bras vers son bienfaiteur. L’expression de la jeune mère est adorable de tendresse et de chasteté. En arrière de la mère et de l’enfant est un berceau d’où débordent les couvertures. » (Le Devoir, t. XIII, 1889, p. 350-351)

Le programme du décor a été vraisemblablement établi selon les indications de Marie Moret. Le corps de celle-ci, décédée en 1908, est inhumé dans le caveau sous le mausolée et un petit monument à sa mémoire se dresse sur la façade arrière du piédestal.

Sources et bibliographie :
Guise, archives du Familistère de Guise : catalogue manuscrit du musée de la Société du Familistère de Guise, sans date, fol. 115, n° 4092.
Le Devoir, t. XIII, 1889, p. 350-352.

Mots-clés : jardin d'agrément du Familistère de Guise ; mausolée de Godin
Œuvres en rapport :

Le convoi funèbre de Jean-Baptiste André Godin

Notice mise en ligne le 26/10/2018. Notice modifiée le 08/11/2018.