La photographie montre la cour intérieure du pavillon Cambrai.

La cour du pavillon Cambrai du Familistère de Guise. Photographie de Jongh frères, 1899. Collection Familistère de Guise (inv. n° 1976-1-22). Crédit photographique : Familistère de Guise, 2018.

Détail de la photographie de la cour du pavillon Cambrai du Familistère.

La cour du pavillon Cambrai du Familistère de Guise (détail). Photographie de Jongh frères, 1899. Collection Familistère de Guise (inv. n° 1976-1-22). Crédit photographique : Familistère de Guise, 2018.

Verso de la photographie de al cour du pavillon Cambrai du Familistère.

La cour du pavillon Cambrai du Familistère de Guise (verso). Photographie de Jongh frères, 1899. Collection Familistère de Guise (inv. n° 1976-1-22). Crédit photographique : Familistère de Guise, 2018.

La cour du pavillon Cambrai du Familistère de Guise

Photographe :

Jongh (frères de)

Originaires de Lausanne, Édouard (1859-1926), Francis (1864-1928) et Auguste de Jongh, s'associent et ouvrent en 1879 un atelier de photographie à Neuilly sous le nom « de Jongh frères ». En 1903, ils cèdent leur fonds et retournent en Suisse.

Lieu :

Guise

Date : 1899
Technique : épreuve photographique sur papier albuminé
Mesures : H. 14,3 x 23 cm
Inscriptions :

manuscrit au verso en bas à droite (sur le négatif) : « 40.023 ».

Domaine :

photographie

Acquisition : fonds ancien du musée municipal de Guise, transféré en 2006.
Inventaire n° : 1976-1-22
Notice :

Le pavillon de la route de Cambrai (rue André-Godin) est le dernier édifice élevé par Jean-Baptiste André Godin au Familistère de Guise. La construction est entreprise en 1883. L’immeuble est livré à la population en septembre 1884. C’est le plus vaste édifice du Familistère : il comprend 145 logements. De même que le pavillon Landrecies, le pavillon Cambrai est détaché du Palais social, qui occupe l’ensemble de l’espace disponible entre l’Oise et le canal des Usines. Une passerelle sur le canal des usines relie l’unité d’habitation au centre du Familistère.

Le pavillon Cambrai reprend la plupart des dispositions des édifices du palais : escaliers dans les angles, coursives en porte-à-faux sur les façades intérieures, appartements traversants sur quatre niveaux. Mais sa cour intérieure, ornée d’une fontaine, est à ciel ouvert. La volonté d’adapter le dispositif constructif aux souhaits des habitants, l’excessive portée requise pour la charpente et l’existence de trois cours couvertes pour abriter les fonctions sociales familistériennes ont pu conduire à cette transformation du modèle architectural. On observe aussi que les appartements disposent d’une entrée individuelle à la différence des logements des trois immeubles précédents. Le pavillon Cambrai remet en cause un des principes de l’habitation unitaire godinienne. La cour vitrée est, en effet, pour Godin « une donnée de grande importance pour l’habitation nouvelle » (lettre à N. Jaubert, 24 avril 1866). Tandis que la cour couverte est un espace collectif à caractère domestique manifestant l’unité de l’habitation, la cour ouverte est un espace commun d’une moins grande richesse, qui fait du pavillon Cambrai un parent de l’immeuble « collectif » du XXe siècle.

En 1899, l’atelier des frères de Jongh, à Neuilly-sur-Seine, reçoit de la Société du Familistère la commande d’une campagne photographique complète sur le Palais social et l’usine de Guise, en vue de l’Exposition universelle de 1900 à Paris. L’Association coopérative du capital et du travail doit être présentée au rez-de-chaussée du Palais des congrès et de l’économie sociale. Les photographes prennent des vues du Palais social et des ateliers de l’usine. Ils réalisent aussi une série de portraits collectifs. Les frères de Jongh éditent en 1900 un album de photographies du Familistère, dans lequel la vue de la cour du pavillon Cambrai est reproduite. La numérotation des clichés du reportage, sous la forme « 40.*** », permet d’attribuer à l’atelier des frères de Jongh une centaine de photographies appartenant aux collections du Familistère de Guise. La collection P. Nicolas conserve une épreuve d'un cliché représentant un groupe d'ouvriers de l'usine du Familistère de Guise, montée sous le passe-partout original du photographe, qui porte en lettres estampées dans la marge inférieure les mentions : « Société du Familistère | Colin & Cie | 1899 » et « DE JONGH FRERES PHOT. | 21 BOULEVARD D'INKERMANN NEUILLY-PARIS ».

Sources et bibliographie :
Guise, archives du Familistère de Guise : catalogue manuscrit du musée de la Société du Familistère de Guise, sans date, fol. 149, n° 5144.
Jongh (frères de), Ancienne Maison Godin. Société du Familistère Colin & Cie. Guise (Aisne), album composé de 20 vues du Familistère (un plan et 19 reproductions de photographies « De Jongh Frères à Neuilly »), [1900].
Godin (Jean-Baptiste André) et Fontaine (Hugues), Lettres du Familistère, Guise, Les Éditions du Familistère, 2011, p. 77.
L’album du Familistère, Guise, Les Éditions du Familistère, 2017, p. 471-487.

Mots-clés : cour ; pavillon Cambrai du Familistère de Guise
Œuvres en rapport :

Rassemblement des écoliers du Familistère dans la cour du pavillon central

Notice créée le 28/10/2018. Dernière modification le 08/11/2018.