La photographie est un portrait collectif d'écoliers.

Un groupe d’élèves des écoles du Familistère. Photographe anonyme, 1881. Collection Familistère de Guise (inv. n° 1976-1-73). Crédit photographique : Familistère de Guise, 2018.

Détail de la photographie avec la fillette à la croix.

Un groupe d’élèves des écoles du Familistère (détail). Photographe anonyme, 1881. Collection Familistère de Guise (inv. n° 1976-1-73). Crédit photographique : Familistère de Guise, 2018.

Verso du portrait collectif d'écoliers du Familistère.

Un groupe d’élèves des écoles du Familistère (verso). Photographe anonyme, 1881. Collection Familistère de Guise (inv. n° 1976-1-73). Crédit photographique : Familistère de Guise, 2018.

Un groupe d’élèves des écoles du Familistère

Photographe :

anonyme

Lieu :

Guise

Date : 1881
Technique : carton ; épreuve photographique sur papier au gélatino-chlorure d'argent (aristotype)
Mesures : carton : H. 10,2 ; L. 14,4 cm / tirage : H. 11 x 16,5 cm.
Inscriptions :

manuscrit au crayon sur le verso du carton de montage : « 1881 | Mr Brosseron  | Don de Mme Labbé ».

Domaine :

photographie

Acquisition : fonds ancien du musée municipal de Guise, transféré en 2006.
Inventaire n° : 1976-1-73
Notice :

La photographie, datée de 1881 et montée sur son carton d’origine, est le plus ancien portrait collectif d’élèves des écoles du Familistère conservé dans les collections du Familistère. Comme on le voit dès la création de la fête de l’Enfance (1863) et de la fête du Travail (1867), Godin, puis la Société du Familistère, ont la volonté de mettre en représentation les valeureux jeunes « travailleurs » des écoles, tout comme les ouvriers et les employés des usines de l’Association coopérative du capital et du travail. De nombreux portraits collectifs des uns et des autres sont réalisés au XIXe siècle.

La prise de vue est organisée devant un des bâtiments des écoles du Familistère. Une cinquantaine d’enfants sont réunis autour de deux adultes qu’on suppose être leurs professeurs : une femme, en haut au centre, et un homme, assis sur la gauche de l’image. Le catalogue du musée de la Société du Familistère de Guise indique « Les écoles, classe Mr Bosseron 1881 », tandis que l’inscription au revers nomme un « Mr Brosseron » (sic). Le mélange des garçons et des filles, et non leur simple cohabitation devant l’objectif, est, à l’évidence, un parti pris pour manifester la mixité de l’éducation familistérienne. Les gestes et attitudes familières des professeurs et des élèves les uns envers les autres exprime la bienveillance avec laquelle les éducateurs du Familistère exercent leur mission. Et le soin avec lequel ces enfants du peuple sont habillés suggère que le Palais social exerce une heureuse influence sur la vie de sa population.

Il faut relever, enfin, une curiosité. Au centre du groupe des écoliers, est assise une fillette portant au cou une croix latine. Elle est la seule à arborer un tel insigne, que les écoles très laïques du Familistère semblent, visiblement, tolérer.

Sources et bibliographie :
Guise, archives du Familistère de Guise : catalogue manuscrit du musée de la Société du Familistère de Guise, sans date, fol. 159, n° 5426.

Mots-clés : portrait ; enfant ; femme ; écoles du Familistère de Guise ; homme ; Bosseron (Monsieur) ; Bosseron (Madame)
Œuvres en rapport :

La classe des écoles du Familistère tenue par M. Loriette

Notice mise en ligne le 18/07/2018. Notice modifiée le 07/11/2018.