La photographie montre l'atelier de décoration sur émail.

L’atelier de décoration sur émail de l’usine du Familistère. Photographie anonyme, 1899. Collection Familistère de Guise (inv. n° 2016-7-1.84). Crédit photographique : Familistère de Guise, 2018.

La photographie montre l'atelier de décoration sur émail.

L’atelier de décoration sur émail de l’usine du Familistère. Photographie anonyme, 1899. Collection Familistère de Guise (inv. n° 2016-7-1.84). Crédit photographique : Familistère de Guise, 2018.

Détail de la photographie montrant l'atelier de décoration sur émail.

L’atelier de décoration sur émail de l’usine du Familistère. Photographie anonyme (détail), 1899. Collection Familistère de Guise (inv. n° 2016-7-1.84). Crédit photographique : Familistère de Guise, 2018.

L’atelier de décoration sur émail de l’usine du Familistère de Guise

Photographe :

anonyme

Lieu :

Guise

Date : 1899
Technique : épreuve photographique sur papier au gélatino-bromure d'argent
Mesures : H. 13 x 18 cm (épreuve)
Domaine :

photographie

Acquisition : don Cédric Hasler, 2016 (ancienne bibliothèque d’Auguste Fabre).
Inventaire n° : 2016-7-1.84
Notice :

Dans l’atelier de décoration sur émail, on réalisait au pinceau les ornements polychromes des panneaux de tôle émaillée avec lesquels étaient décorées les enveloppes des calorifères ou des cuisinières. Il s’agissait principalement de motifs végétaux, comme on peut le voir sur les échantillons visibles à l’arrière-plan de la photographie. L’atelier était également chargé de peindre les filets et les lettres des plaques indicatives en tôle émaillée.

L’atelier de décoration sur émail était l’un des rares ateliers de l’usine du Familistère à employer des femmes. Sur le mur de l’atelier est d’ailleurs affiché le texte de la loi du 2 novembre 1892 sur le travail des enfants, des filles mineures et des femmes dans les établissements industriels. Cette loi interdit le travail en atelier des enfants de moins de treize ans révolus ; elle limite la durée de travail des enfants de moins de seize ans à dix heures par jour et celle des filles de plus de 18 ans et des femmes à onze heures par jour ; elle interdit aussi, sauf exception, le travail de nuit des enfants et des femmes et leur donne droit à un jour de repos par semaine.

Une autre épreuve de la photographie, conservée dans les collections du Familistère (inv. n° 1976-1-484), est datée de 1899 dans le catalogue du musée de la Société du Familistère. Une autre photographie de l’atelier a été réalisée vraisemblablement au cours de la même séance de prise de vue (inv. n° 1976-1-485).

La planche fait partie d’un album photographique comprenant 99 vues du Familistère, constitué vers 1900, que posséda Auguste Fabre (1839-1922), ancien associé de l’Association coopérative du capital et du travail, proche de Marie Moret, veuve de Jean-Baptiste André Godin, et fondateur du mouvement coopératif dit « École de Nîmes ».

Sources et bibliographie :
Guise, archives du Familistère de Guise : catalogue manuscrit du musée de la Société du Familistère de Guise, sans date, fol.139, n° 4738.

Mots-clés : ouvrier ; femme ; usine du Familistère de Guise ; atelier de décoration de l'usine du Familistère de Guise
Œuvres en rapport :

L’atelier de décoration sur émail de l’usine du Familistère de Guise

Notice mise en ligne le 22/10/2018. Notice modifiée le 29/10/2018.