Vue du crachoir n° 10

Crachoir n° 10. Société du Familistère de Guise Godin et Cie, modèle de 1880. Collection Familistère de Guise, don Jacques Nicolas (inv. 2025-1-23). Crédit photographique : Familistère de Guise.

Vue du dessous du crachoir n° 10

Crachoir n° 10 (vue du dessous). Société du Familistère de Guise Godin et Cie, modèle de 1880. Collection Familistère de Guise, don Jacques Nicolas (inv. 2025-1-23). Crédit photographique : Familistère de Guise.

Crachoir n° 10

Auteur du modèle :

Société du Familistère de Guise Godin et Cie

Raison sociale de la Société du Familistère de Guise sous la gérance de Jean-Baptiste André Godin, d'août 1880 à janvier 1888.

Lieu :

Guise

Date : 1860-1880
Fabricant :

Société du Familistère de Guise Godin et Cie

Raison sociale de la Société du Familistère de Guise sous la gérance de Jean-Baptiste André Godin, d'août 1880 à janvier 1888.

Lieu :

Guise

Date : 1880-1888
Technique : fonte de fer émaillée
Mesures : H. 5,5 ; D. 26,5 cm
Inscriptions :

Moulé en dessous : « Godin & Cie à Guise Aisne » et « N° 10 »

Domaine :

objet mobilier domestique

Type : article de quincaillerie
Acquisition : don Jacques Nicolas, 2025
Inventaire n° : 2025-1-23
Notice :

Au XIXe siècle, l’usage de crachoirs dans les lieux publics ou privés était associé aux fumeurs de pipe et aux consommateurs de tabac à chiquer ou à mâcher. Les crachoirs sont aussi considérés comme une mesure de santé publique pour contenir la propagation de maladies infectieuses comme la tuberculose. Le crachoir est alors un récipient familier. Il donne lieu à des plaisanteries : « Un crachoir est un meuble autour duquel on crache » indique le journal satirique La Lanterne de Boquillon dans son numéro du 16 mars 1884. Le XIXe siècle forge l’expression « tenir le crachoir » pour décrire celui qui pérore et produit de la salive abondamment.

La manufacture du Familistère fabrique 3 modèles de crachoirs en 1865, 20 modèles en 1887 et même 31 modèles en 1914. Elle donne à ces articles d’une utilité peu ragoutante un aspect agréable à l’œil, cuvettes avec ou sans pieds, aux décors variés, en forme de tortue ou d’une paire de sabots. Après 1918, la Société du Familistère ne fabrique plus que quatre modèles de crachoirs. Le crachoir n° 10 figure dans les albums de la manufacture de 1880 à 1934.

Dans l'album général de 1909 la Société du Familistère de Guise, il est indiqué pour la première fois que les crachoirs, habituellement livrés en fonte ordinaire, peuvent être, sur demande, émaillés de toute couleur. L'exemplaire du crachoir n° 10 offert par Jacques Nicolas au Familistère de Guise présente un émail blanc. D'après l'inscription, il est fabriqué par « Godin et Cie », soit entre 1880, date de la fondation de l'Association coopérative du capital et du travail, et 1888, année du décès de Jean-Baptiste André Godin (1817-1888).

Bibliographie :
Album général d’août 1880 des fonderies et manufactures de la Société du Familistère de Guise Godin & Cie, Guise, Imprimerie Baré, 1880, p. 86.
Album général n° 7 de la Société du Familistère de Guise Rabaux et Cie, Paris, Imprimerie Ch. Bernard, 1934, p. 248.

Œuvres en rapport :

Crachoir n° 2

Crachoir n° 1

Crachoir n° 11

Crachoir n° 29

Crachoir n° 23

Notice créée le 04/01/2026. Dernière modification le 05/01/2026.