La photographie montre trois pots de miel dans la cour du pavillon central.

Le premier miel du Familistère : « Capital - Travail - Talent / Familistère + Olivier Darné + Abeilles ». Création Olivier Darné, 2018. Photographie Familistère de Guise, septembre 2018.

La photographie montre deux ruches dans un appartement.

Ruches dans la chambre de pollinisations du Familistère de Guise. Photographie Familistère de Guise, juin 2018.

La photographie montre un ensemble de ruche historiques.

Foyer #2 de l'Apistère : la ville-ruche. Installation d'Olivier Darné : ruches de la collection du musée de la vie rurale et forestière de Saint-Michel-en-Thiérache et morceaux de sucre de betterave. Photographie Familistère de Guise, septembre 2018.

La photographie montre une ruche noire frappée d'une croix blanche.

Foyer #3 de l'Apistère : un long silence. Installation d'Olivier Darné : ruche de la collection du musée de la vie rurale et forestière de Saint-Michel-en-Thiérache et croix blanche en adhésif. Photographie Familistère de Guise, septembre 2018.

La photographie montre trois pots de miel étiquetés sur fond de briques du Famil

Le premier miel du Familistère : « Capital - Travail - Talent / Familistère + Olivier Darné + Abeilles ». Photographie Familistère de Guise, septembre 2018.

01/05/2018 – 22/09/2019
Apistère : une résidence d'Olivier Darné et du Parti poétique

Présentation

1er mai 2018

Une réindustrialisation du Familistère est en cours : à partir du 1er mai 2018, 200 000 ouvrières s'installent au Palais social.

Figure emblématique de ce palais choisie par Godin, la ruche, avec ses abeilles, forme un monde, et même, pour certains, un modèle d'organisation sociale. L’expérimentation in vivo du Familistère fut un genre d’apiculture.

« Apistère » est une résidence du plasticien Olivier Darné, accompagné du collectif artistique Le Parti Poétique. Inaugurée avec la fête du Travail 2018, elle traversera les saisons jusqu’en 2019. Recherche ouverte entre terre et ciel, la pollinisation de Guise débute entre les géographies et les patrimoines naturels et historiques des lieux...

Plasticien et éleveur d’abeilles urbaines, Olivier Darné a trouvé avec l’abeille un médium et un moyen de prospection, qui croise différents champs du langage de la création contemporaine. Il intervient aujourd'hui d'une façon singulière, en posant ses abeilles, ses installations et ses questions sur les trottoirs des villes, interrogeant les relations entre le sauvage et l’urbain, la « biodiversité culturelle » de l’homme et de son milieu.

Après quelques années de recherches personnelles qui lui permettent de croiser des champs de recherche, des outils et des médiums (images, miel, ville, hommes et abeilles…), il installe en 2000 sur le toit de la mairie de Saint-Denis (93) un rucher expérimental, où il produit au cœur de la cité une nouvelle image gustative de la ville : le « Miel Béton ». Ce rucher, « laboratoire urbain à ciel ouvert », est depuis devenu le plus important rucher urbain d’Europe avec près de 120 ruches et 7 millions d’abeilles.

Avec la participation active de Jean-Marie Camus et du syndicat apicole L'Abeille de l'Aisne.

La résidence d'Olivier Darné et du Parti poétique est soutenue par le conseil départemental de l'Aisne.

Pour en savoir davantage sur Olivier Darné et le Parti poétique :

https://www.parti-poetique.org/

 

16 septembre 2018

Le 1er mai 2018, jour de la fête du Travail, 200 000 ouvrières se sont installées au Palais social. Elles s’organisent et prospèrent dans des ruches qui sont comme des familistères ou comme des poêles Godin : des foyers d’énergie.
Au cours de sa résidence au Familistère, Olivier Darné propose de créer une collection de « foyers ». Les quatre premiers foyers seront visibles par le public à partir du 16 septembre 2018.

foyer #1 : Chambre de pollinisations
Une chambre inoccupée du Palais social se transforme en une chambre de pollinisation. Une chambre à « coeur ouvert » sur cour couverte. Un coeur bourdonnant, chambre d’envol et de dé-territorialisation pour aller voir ailleurs si nous y sommes…

foyer #2 : Ville-ruche
Inventaire d’habitats collectifs de pollinisation.

foyer #3 : Un long silence
Hommage aux ouvrières de l’Aisne mortes en 2018.

foyer #4 : Les sentinelles
L’avant-garde d’une armée de soldats enfumoirs.

Les foyers #2 #3 et #4 bénéficient du prêt généreux du musée de la vie rurale et forestière de Saint-Michel-en-Thiérache.

 

1er mai 2019

« Apistère » est une résidence artistique du plasticien Olivier Darné au Familistère de Guise.
Inaugurée pour la fête du Travail 2018, cette résidence consiste en une recherche ouverte entre terre et ciel, une pollinisation de Guise qui relie les géographies et les patrimoines naturels et historiques des lieux…
Depuis le 1er mai 2018, une réindustrialisation du Familistère est en cours. 200 000 ouvrières se sont installées au Palais social. Cette année leur nombre va doubler ou tripler, et le ciel se remplir de larmes de miel car dans l’Aisne comme dans nombre de régions de France et du monde, les abeilles meurent de l’homme.
Figure emblématique de ce palais choisie par Godin, la ruche, avec ses abeilles, forme un monde, et même, pour certains, un modèle d’organisation sociale. L’expérimentation in vivo du Familistère fut un genre d’apiculture.
Un premier foyer de pollinisation a été ouvert au public en 2018 et le sera à nouveau pour la fête du travail. Une chambre inoccupée du Palais social se transforme en une chambre de pollinisation. Une chambre à « coeur ouvert » sur cour couverte. Un coeur bourdonnant, chambre d’envol et de déterritorialisation pour aller voir ailleurs si nous y sommes…
Cette année encore le miel sera au pluriel. Il s’appellera MIEUX. Cette année les abeilles feront certainement plus de vie que de miel.
Dans la continuité de la pensée de Godin, le miel du Familistère s’appelle CAPITAL, TRAVAIL, TALENT. Il devient rétribution, un trésor du ciel, un butin si commun à tous qu’il se donne à manger.

Notice mise en ligne le 18/04/2018.