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Les aménagements postérieurs à 1900
- parterres de pelouse, plantations, jardinet clôturé
autour du piédestal de la statue, mobilier urbain -
ont morcelé l'espace en confortant sa centralité.
Ils ont finalement amenuisé l'effet monumental du Palais.
Une voie de circulation piétonne puis automobile entre
les portes est (côté usine) et ouest (côté
ville) du Familistère s'est progressivement matérialisée
pour devenir une rue affectant profondément l'unité
du Palais social. Le théâtre, les écoles
et les économats et même le lavoir-piscine sont
désolidarisés des pavillons d'habitation.
Le monument à Jean-Baptiste-André Godin, érigé
par la volonté des successeurs du fondateur du Familistère,
est inauguré en 1889 avec le mausolée du Jardin
d'agrément. La statue primitive en bronze est l'uvre
d'Amédée Doublemard, natif de Bohain près
de Guise, auteur de la statue de Camille Desmoulins sur la
place d'Armes de Guise. Elle montre Godin en sa double qualité
d'industriel et de réformateur. Par un geste accueillant
du bras gauche, la figure désigne le Palais et sa manufacture.
Envoyée à la fonte par l'armée allemande
pendant la Grande Guerre, une réplique de la statue
due au sculpteur Félix Charpentier est installée
en 1922. Le piédestal est orné de deux bas-reliefs
: Godin expose à son personnel les plans concernant
la fondation du Familistère de Guise (1859) et J.-B.-A.
Godin est nommé Chevalier de la Légion d'honneur
et Officier d'Académie en 1882. Sur la façade
arrière du piédestal, est gravé le plan
de la partie centrale du Familistère avec l'implantation
du monument sur la place.
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