| Le Palais imaginé en 1858 est achevé
en 1878 avec la construction de l’aile droite d’habitation.
De nouvelles constructions vont cependant être réalisées
rapidement après cette date. L’accroissement
de la population, l’occupation de la totalité
des 350 logements disponibles dans les trois ailes du Palais,
l’importante modernisation de l’usine entre 1875
et 1880 et la fondation légale de l’Association
coopérative du Capital et du Travail en août
1880 ouvrent la perspective d’un développement
de la cité familistérienne au-delà de
son périmètre initial.
En 1882, l’Association construit un nouveau bâtiment
d’habitation et deux bâtiments d’école
supplémentaires. Le pavillon « Landrecies »
s’élève sur la rive droite de l’Oise,
en face de l’usine, le long de la rue du Faubourg de
Landrecies (actuelle rue Sadi-Carnot), sur un terrain acquis
dès 1859. L’édifice a des dimensions réduites.
C’est un simple corps de bâtiment entre rue et
jardin comprenant une vingtaine de logements sur trois niveaux.
Les appartements des étages sont desservis par deux
coursives situées sur la façade postérieure
du bâtiment. Au fond de la parcelle se tenait depuis
le gazomètre du Familistère. L’installation,
jugée trop coûteuse, avait été
fermée en 1877. Une passerelle située dans l’axe
du portail d’entrée du pavillon Landrecies traverse
l’Oise pour permettre à ses habitants de rejoindre
directement le Palais social en contournant les économats.
Il est certain que l’extension de la cité altère
l’unité d’habitation familistérienne.
Le pavillon Landrecies n’offre pas les mêmes commodités
que les pavillons antérieurs. Surtout son architecture
n’offre pas la même complexité des relations
entre ses habitants ; elle ne peut générer avec
autant de force le sentiment d’appartenance à
la communauté des associés. Le pavillon Landrecies
va rester en marge du Palais social. Le bâtiment est
aujourd’hui très dégradé.
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