| Le lavoir ou buanderie est un hall à
trois nefs séparées par deux files de poteaux
en fonte. Des ouvertures nombreuses permettent d’éclairer
et d’aérer la salle. Les eaux sales des postes
de lavage sont récupérées par les rigoles
d’écoulement qui parcourent le sol.
Au-dessus de la buanderie, et de mêmes dimensions que
celle-ci, se trouve le séchoir. Il accessible depuis
la buanderie par un escalier intérieur. L’espace
est ventilé par des ouvertures à claustra :
une grande baie occupant tout le pignon de la façade
ouest et des percements placés sous la sablière
de la charpente sur les façades nord et sud.
L’entrée de la piscine est abritée par
un porche formant la façade est du bâtiment du
côté de l’usine. La partie de la construction
abritant la piscine est aveugle mais dispose d’un éclairage
zénithal et d’une aération en toiture.
Un bassin de 50 m² et profond de 2,50 m occupe la majeure
partie de la surface au sol. Il est équipé d’un
plancher mobile en caillebotis qu’un treuil peut relever
jusqu’à la surface de l’eau. Les enfants
des différentes classes d’âge peuvent ainsi
sans danger s’adonner à la baignade. Ici comme
dans les autres parties du Palais social, l’ingénierie
des constructions vise la satisfaction des besoins de chacun.
Au XXème siècle, des transformations vont affecter
l’architecture du lavoir-piscine. Le porche d’entrée
de la piscine est détruit (après 1920) ; le
séchoir est amputé d’une travée
pour créer une terrasse dominant le bassin de baignade
(vers 1925) ; la création de vestiaires contre la façade
nord de la piscine (en 1951) détruit une partie des
cabinets de bains. Abandonné en 1968, l’état
sanitaire de l’édifice va progressivement se
dégrader ; à la fin du siècle, le lavoir-piscine
est dangereusement ruiné. Il est entièrement
classé en 1991 au titre de la loi sur les Monuments
Historiques. Sa restauration est entreprise en 2004.
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