Le dernier bâtiment d’habitation
projeté en 1858, l’aile droite du Palais, est
élevé en 1877-1878. La population du Familistère
passe en 1878 à 1200 individus pour 350 familles.
La construction, qui fait face à la ville dans la perspective
de la rue baptisée « André-Godin »
en 1894, est jumelle de l’aile gauche primitive du Palais.
Quelques innovations apparaissent dans les dispositions intérieures
: les coursives de l’aile droite sont supportées
par des poutrelles métalliques noyées dans la
maçonnerie ; les cages d’escalier sont largement
ouvertes sur la cour ; l’escalier nord-est de la cour
est déplacé dans l’édifice de liaison
avec le pavillon central ; les escaliers eux-mêmes sont
bien plus amples et leur dessin bien plus spectaculaire qu’auparavant.
La cour intérieure a conservé son beau sol original
fait de grandes dalles de ciment séparées par
de larges joints de dilatation et percées régulièrement
de bouches d’aération circulaires équipées
de grilles en fonte de fer.
Jean-Baptiste-André Godin a habité dans le
Palais social dès la construction de l’aile gauche.
Il déménage après 1877 au 1er étage
de l’aile droite, dans un grand appartement qui occupe
l’angle sud-est du quadrilatère. Après
la mort du fondateur, l’appartement sera habité
par les administrateurs-gérants successifs de l’Association
coopérative du Capital et du Travail.
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