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| Le Familistère ou Palais social |
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"le Familistère, en effet, n'est pas autre chose, c'est le Palais du Travail, c'est le PALAIS SOCIAL de l'avenir"
Jean-Baptiste-André Godin, Solutions sociales, 1871, p.433-434. |
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Jean-Baptiste-André Godin entreprend la
réalisation du Familistère à partir de 1857 pour les familles
des employés de la manufacture de poêles et
de cuisinières installée à Guise en 1846. Il
vient de constater l'échec par les disciples
de Charles Fourier de la société de
colonisation au Texas, qu'il finançait et dans
laquelle il avait fondé l'espoir d'une expérimentation
sociale significative. Il s'en remet désormais à ses propres
capacités pour donner une réalité au Phalanstère
fourièriste.
Le Palais social
Le Palais social est l'autre nom du Familistère. L'idée du palais
n'est pas une métaphore. Le Familistère est monumental, ses espaces
ont des dimensions somptuaires, il a ses "communs" (les économats ou le
lavoir), ses promenades et son jardin, son théâtre, ses écoles et même
sa piscine privée. Le Familistère est toutefois le palais d'une
communauté sans cour et sans domesticité. C'est le palais d'une
société industrialisée où s'associent le capital et le travail
dans la production et la répartition des richesses. "L'architecture de
l'habitation nouvelle doit être, en conséquence, la représentation
de l'Union parmi les hommes, autant comme elle a été jusqu'ici l'image de la
Division qui règne parmi eux", écrit J.-B.-A. Godin [Solutions sociales, 1871,
p. 419].
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