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L'Association coopérative du Capital et du Travail,
Société du Familistère de Guise |
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1968 : la fin de l'Association
Après 1950, le modèle conomique et social de l'Association coopérative du Capital et du Travail est victime de ses usagers et de ses concurrents. La hiérarchie parmi les membres de l'Association, dont la signification originale est la distinction des capacités, aboutit à une opposition entre les associés, dont la qualité finit par apparaître héréditaire, et les autres membres actifs moins privilégiés. L'esprit de la colonie coopérative familistérienne devient moins vivace avec la succession des générations. Les tensions sociales se manifestent d'autant plus que les difficultés économiques, aux causes internes et externes, se précipitent : poids des charges sociales statutaires, défauts récurrents de trésorerie, investissements insuffisants et capital limité, concurrence exacerbée par l'ouverture du marché commun europen. La société coopérative du Familistère est acculée à une transformation radicale. Repoussée dans un premier temps, la proposition de dissoudre l'Association du Capital et du Travail pour faire naître à sa place une société de nature capitaliste est votée à l'occasion de l'assemblée générale des associés du 22 juin 1968. Le capital des coopérateurs est cédé à des actionnaires anonymes. La société Le Creuset prend le contrôle du Familistère. Télescopage de l'histoire : un siècle d'expérimentations d'une ampleur sans précédent s'achève àGuise au moment où l'on proclame "Vive l'autogestion !" dans les rues de Paris et d'ailleurs. |
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