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TOUS EN SCÈNE AU FAMILISTÈRE
SPECTACLES / ARTS DE LA RUE / PROGRAMME
Programmation : Sans Arrêt Sans Limites, direction artistique : Jean-Marie Songy, direction technique : Pascal Joly
ILOTOPIE
LE SPECTACLE : « LES GENS DE COULEUR »
Déambulant dans la cité, les Gens de Couleur, grandissent l'image de l'homme. C'est une remise à l'échelle humaine que la couleur effectue. Les gens s'arrêtent, les voitures s'arrêtent, l'architecture devient grise, nue. Les Gens de Couleur sont re/vêtus d'une seconde peau, très vive, brillante, plastique, donnant aux acteurs des allures de sculptures. Une couleur par personne : bleu turquoise, rouge vif, vert pomme, jaune citron, rose fushia…Leur liberté dans la ville semble totale. Après un long parcours, ils s'installent parmi deux ou trois accessoires « sur mesure » de leur propre couleur. S'ensuit des gestes ordinaires, une quotidienneté glissante, des comportements ralentis, comme usés. Sur le seuil de cette répétitivité, soudain, surgit le fixateur : la mousse. Dans chaque espace, elle gonfle et devient solide : verte, rouge, bleue, jaune…mousse exubérante qui explose le sac à dos du voyageur, mousse débordante qui pétrifie les pieds du baigneur, solidifie le buveur. Partout, l'expression plastique étouffe le geste, et invente une forme nouvelle, mi homme, mi chose, mutants colorés qui sont évacués on ne sait où. REPÈRES 11 h 45 / Place du Familistère
LE SPECTACLE : « LA MOUSSE EN CAGE »
Sur la place du Familistère, quatre cages blanches, de forme et de taille différentes. Un cortège insolite de personnages blancs gagne lentement les cages. Pendant deux heures, les cinq acteurs vont s'engluer de mousse colorée ; vert cru, rouge, framboise, bleu outremer, gris anthracite. Particularité de la matière : elle gonfle et se durcit. Les personnages sont doucement pétrifiés dans des attitudes émouvantes de la vie quotidienne. Au final, les gardiens libèrent à la scie les acteurs transformés en santons et les transportent en convoi sur un chariot. Dans les cages désertées, seule la mousse solidifiée reste accrochée aux barreaux. Le public emporte comme des reliques, des morceaux solidifiés de cette fresque cassante. LA COMPAGNIE : Ilotopie est née sur la dernière île du grand Rhône entre espaces sauvages, industrie lourde et Mer Méditerranée. La compagnie propose dès 1980 des actions de désordre artistique interrogeant l'espace public. Equipe de créateurs, acteurs, sculpteurs, danseurs, musiciens, inventeurs, scénographes et chercheurs, voici une compagnie permanente ayant choisi de vivre un travail artistique collectif ouvert sur le monde, opérant aux frontières des enjeux individuels et sociaux.
Selon les hommes, les circonstances et les sites, c'est par un langage d'images vivantes, d'offrandes poétiques ou d'actions-spectacles que quotidien, ville ou paysage trouvent de nouveaux liens: les rencontres intimes ou les grandes mises en scène urbaines et spatiales sont ici pleines de corps et de performances à vivre par des spectateurs-sujets devenus actifs et réactifs.
REPÈRES 16 h 15 / Place du Familistère
LES SOUFFLEURS
LE SPECTACLE : « Commandos poétiques »
Les Souffleurs proposent une métaphore poétique du flux informatif anonyme en chuchotant dans les oreilles des hommes des secrets poétiques, philosophiques et littéraires et opposent ainsi à l'incertitude générale du signalement la posture provocante de la tendresse. La démesure est intérieure, toujours. Une tentative de ralentissement du monde et une décontamination poétique et immédiate du quotidien. LA COMPAGNIE : Partant du principe que l'humanité se reproduit de bouche à oreille et que l'homme est une somme de virtualité de points de vue (Deleuze), Olivier Comte écrit un Manifeste du Chuchotement puis crée en janvier 2001, un groupe d'intervention poétique qu'il nomme : « Les Souffleurs, commandos poétiques ».
REPÈRES : 14 h 30 – 18 h 00 / Dans tout le Familistère
CIE 1 WATT
LE SPECTACLE : « Parfait état de marche »
Une fois par semaine, il sort de chez lui et de ses gonds. Quelque part. Sur une place. Il marche, bouge, flotte, crie, ose enfin quelque chose. Il se lâche, se dégraisse en quelque sorte. Fuyant sa quiétude organisée, affrontant son inquiétude permanente. Il se sent inspiré. Lors de nos entretiens, il a beaucoup insisté sur ses mauvais résultats en sport à l'école. Un médecin lui aurait dit que c'est sans doute pour cela qu'il a du mal. Alors il arpente, gesticule et ça vient tout seul...
LA COMPAGNIE : 1 Wat t, une compagnie que l'on dira burlesque ou absurde ou surréaliste ou tout cela à la fois voire même rien de tout cela. 1 Watt, une compagnie qui part explorer un théâtre plein d'énergie, d'élan vital, de fulgurance, de jubilation. Une grande fuite errante, sans queue ni tête qui consume les personnages. Leur dedans s'échappe par bouffée. Ça vibre, bougeotte, bégaye, crache le morceau en tranches de virtuosité abstraite. Il ne se passe rien d'extraordinaire ou si oui, un tas de concours de circonstances.
REPÈRES :
14h30 et 17h00 / RDV devant le théâtre
PRINCESSE PELUCHE
LE SPECTACLE : « Madame LeJaune»
Chienne de Garde et Guérilla Girl, Madame LeJaune est féministe. Munie d'un pot de colle, elle s'affiche en poster sur les murs des rues et souligne ses portraits de phrases chocs lues ou entendues : « Chérie, le rôti est trop cuit ». Fendant la foule des rues piétonnes Madame LeJaune trace à la peinture une superbe ligne jaune. Elle y danse à l'heure du thé, y organise une vespérale chasse aux canards, y honore la mémoire des sans-abris. Chaque matin, c'est le Lever aux Peluches aux couleurs de sa bannière qu'elle hisse sur une bien curieuse musique nationaliste. Au sol, armée de sa bombe de peinture safran, Madame LeJaune cite Tahar Ben Jelloun. Madame LeJaune se prend pour Blanche-Neige et invite sept nains à une dînette. Madame LeJaune se déplace dans un somptueux 4x4 électrique d'enfant. Madame LeJaune vous dégomme la couperose à coups de pistolet laser. Madame LeJaune bouscule notre paisible indifférence. Par l'humour, l'émotion... et un peu de cruauté, Madame LeJaune questionne judicieusement notre société post moderne sur le sexisme, la xénophobie, la violence, etc. LA COMPAGNIE : Caroline Amoros a débuté sa galerie de Princesses Peluches en 1998. Avec ses « Princesses peluches » elle explore l'émotion ressentie face à l'actualité dans le monde, les limites des genres théâtre corporel et théâtre réalité, l'espace urbain dans le détail et en particulier l'espace sol, l'art plastique et le jardinage, la photographie documentaire et théâtrale. Les P rincesses peluche ont été créées avec le soutien des Abattoirs, de l'Atelier 231, de Chalon dans la Rue, du Royal National Theater (Londres) et Emotions de rue (Voiron).
REPÈRES :
14h45 / Départ centre ville
16h45 / Cour de l'aile droite du Palais Social
17h45 / Cour de l'aile droite du Palais Social
AGENCE TARTARE
LE SPECTACLE : «Âme américaine» Après la Guinée et l'Inde, l'Afrique et l'Asie, l'Amérique offre le terrain de cette nouvelle création de Jean-Georges Tartar(e) qui, au prétexte d'y rencontrer un sosie, est allé en Haïti interroger l'altérité. Quid de l'autre sur ce radeau flottant entre sueur et sang ? Poète d'une virulence contagieuse, le sosie broiera toute tentation littéraire de Jean-Georges, avant de l'initier au verbe de la résistance. Langue crue, déconstruite, son de mature grinçante et rythme de révolte créent "Âme américaine", une volte-face à la réalité, ce "nuage dans un ciel qui n'existe pas".
LA COMPAGNIE : Spectacle écrit et mis en scène par Jean-Georges Tartar(e) : auteur, poète, comédien,...
REPÈRES : 15h15 / Entrée du Jardin de la Presqu'île
THÉÂTRE DE L'UNITÉ
LE SPECTACLE : « Princesse Limousine » Jacques Livchine et Hervée de Lafond s'engueulent sur le Théâtre de rue, puis chemin faisant, sans qu'on s'en aperçoive, ils font une espèce de cours magistral sur le Théâtre de Rue qu'ils pratiquent depuis plus de trente ans. Comment se retrouvent-ils avec cette Limousine, et quel est le secret de cette Limousine? « On avait envie de refaire un spectacle à partir d'un véhicule automobile pour fêter les trente ans de la 2CV Théâtre, ce spectacle de légende qui nous a fait connaître et qui nous a fait faire le tour de la terre. » Jacques Livchine, Hervée de Lafond.
LA COMPAGNIE : Comme le nom l'indique le Théâtre de l'unité c'est d'abord une équipe. Plus soudée dans le risque que dans le savoir-faire, plus soucieuse d'inventer que de faire carrière, plus prompte aux élans kamikazes qu'à l'autosatisfaction. Comme son nom ne l'indique pas, le Théâtre de l'unité pratique un théâtre de la plus extrême diversité. Car si on veut les résumer dans une formule on ne peut guère parler que d'un théâtre qui ne tient pas en place. Ils tournent dans le monde entier.
REPÈRES : 15h30 / Cour des Économats
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