Les écoles

Bâtiment non ouvert à la visite.

Pour Jean-Baptiste André Godin, l’éducation de tous les enfants est le plus précieux des équivalents de la richesse prodigués au Familistère. Dans le Palais unitaire, l’école est comme un prolongement de l’appartement : elle est intimement associée à l’habitation.
Une crèche et un asile (ou école maternelle) sont ouverts dès l’achèvement du premier pavillon d’habitation, en 1861. En 1866, un bâtiment élevé à l’arrière du Palais Social est entièrement destiné à la petite enfance : la nourricerie-pouponnat. Conçue pour garantir l’épanouissement des enfants âgés de 15 jours à 4 ans, cette construction en briques est accessible de plain-pied et à couvert depuis la cour du pavillon central.

Les services d’éducation du Familistère, dirigés par Marie Moret, s’enrichissent en 1870 de deux bâtiments d’école. Ils encadrent le théâtre dont ils sont séparés par deux préaux, l’un d’eux étant couvert. Cet ensemble est inauguré le 2 juin, lors de la Fête du Travail reportée à cette date pour l’occasion. Il est complété en 1882 par deux autres bâtiments, édifiés en retrait des précédents et abritant d’autres salles de classes qui permettent d’organiser un enseignement élémentaire spécialisé suivant les tranches d’âge. Les écoles accueillent les enfants des deux sexes de 4 à 14 ans.
Les dispositions architecturales des classes sont réfléchies pour le plus grand confort des enfants. L’espace doit être vaste, l’aération suffisante, l’éclairage naturel ou artificiel ne doit pas être éblouissant.

La nourricerie-pouponnat est détruite en 1918. Elle ne sera pas reconstruite. Peut-être en raison de son exposition au nord, à l'ombre du pavillon central, jugée peu satisfaisante sur le plan de l'hygiène et du confort des enfants.
Le bâtiment oriental des écoles, du côté des économats, a été reconverti après 1918 en bibliothèque-musée (avant la guerre, la bibliothèque du Familistère était située dans l’aile gauche), devenue bibliothèque municipale après la dissolution de l’Association coopérative du Capital et du Travail en 1968.

Les écoles du Familistère sont devenues écoles communales après 1968. L’école maternelle (à l’est) et l’école élémentaire (à l’ouest) accueillent aujourd’hui près de 130 enfants de Guise.

Voir les images Retour à la fiche
1/7

Le groupe des écoles et du théâtre. Solutions sociales. Gravure, 1871. © collection du Familistère de Guise.