LA RESTAURATION DES MONUMENTS HISTORIQUES

Les édifices du Familistère, à l’exception de l’usine, sont classés aux Monuments Historiques en 1991. Leur mauvais état sanitaire justifie une vaste et urgente campagne de restauration menée depuis 2000.

Jusque 1968, la charge des travaux d’entretien des édifices du Familistère revient à l’Association coopérative du Capital et du Travail. Après la Seconde Guerre mondiale cependant, les difficultés économiques de la Société du Familistère réduisent sa capacité d’intervention et la contraignent à user d’expédients pour maintenir en état son patrimoine immobilier. Elle est amenée ainsi à la fin des années 1950 à substituer des tôles de plastique au verre de la couverture des cours du pavillon central et de l’aile droite du pavillon central pour en assurer l’étanchéité.

Après 1968, une partie des annexes du Palais Social est abandonnée : la buanderie-piscine, les économats, le kiosque à musique finissent par menacer ruine. Les nouveaux copropriétaires des pavillons d’habitation, en majeure partie propriétaires bailleurs, apprécient mal la nature particulière des constructions dont les parties communes représentent près de 50% des surfaces habitables et n’ont jamais pu faire face à l’entretien des couvertures, des cours, des coursives, escaliers et locaux collectifs. Les couvertures ne sont plus étanches et des désordres importants apparaissent dans les maçonneries et les structures de bois ou de métal. Les aménagements de confort individuel – sanitaires, cuisines, salles de bain –, en général réalisés avec un trop grand souci d’économie, génèrent une humidité importante dans les planchers qui compromet leur stabilité. Enfin, des transformations comme le changement d’huisseries ou l’ajout de volets roulants affectent les façades du Palais.

Le pavillon Cambrai, seulement inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, fait exception : l’association de copropriété, composée surtout de propriétaires occupants, est suffisamment prospère pour maintenir en état un édifice aux parties communes moins exigeantes (la cour n’est pas couverte).

Voir les images Retour à la fiche
1/7

Restauration de la verrière de la cour du pavillon central. Photographie FX Dessirier ©Département de l’Aisne.