HYGIÈNE ET CONFORT

De la conception générale du Familistère aux détails d’aménagement des édifices, tout vise à procurer aux habitants des conditions de bien-être favorables à la réforme sociale.

S’entretenant avec le conseiller général du Cher, Emmanuel Duvergier de Hauranne, sur la réforme sociale qu’il entend mener au Familistère, Jean-Baptiste André Godin écrit en 1864 : « Monsieur, tout cela sera facile quand l’habitation humaine sera édifiée sur un plan assez bien compris pour rendre faciles toutes les relations domestiques. Mais d’ici là, les améliorations seront difficiles et se traîneront avec lenteur en gravitant vers la forme définitive qui doit réunir les conditions de confort, de bien-être, de charme et de plaisir, de propreté, de salubrité, d’élégance seules capables de faire déserter la taverne et le cabaret ».

Pour Godin, procurer l’hygiène et le confort aux habitants du Palais social dépasse le projet philanthropique. L’architecture unitaire du Familistère offre aux classes populaires les conditions matérielles de son épanouissement que ni l’habitation individuelle ni les logements des villes industrielles ne peuvent leur apporter, créant ainsi un milieu favorable à la fondation de l’association intégrale entre les hommes.

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Les services de propreté dans la tour de l’aile gauche du Palais social · photographie Georges Fessy, 2003 (détail)